Privatisation SNCF : quand l’Etat prend les usagers en otage

Le gouvernement d’E. Macron ne perd décidément pas de temps quand il s’agit de généraliser la précarisation à tous les niveaux. Ainsi, il entreprend de privatiser dans le même temps le secteur du logement et celui des transports…toujours au détriment des usagers.

Alors que le gouvernement essaye de faire passer l’action syndicale des cheminots pour la rébellion d’un petit groupe de privilégiés, elle constitue en réalité le seul rempart à la privatisation du secteur dont les usagers seront les grands perdants. Cette volonté de privatiser le secteur ferroviaire permet surtout à l’Etat de maintenir la politique de désengagement qu’il pratique également en matière de logement.

Par son refus d’entendre les revendications des cheminots et l’absence de dialogue instaurée en conséquence, l’Etat prend tous les usagers des transports en otage. Une situation inacceptable pour la CNL qui dénonce les répercussions d’un tel agissement.

Combien d’usagers affectés depuis le début de la mobilisation ? Combien ne pourront pas se rendre au travail les jours de grève ? Combien en ressentiront l’impact sur leur fiche de paie en fin de mois ? La politique d’E. Macron pèse déjà suffisamment sur le pouvoir d’achat des familles, celles-ci ne peuvent en supporter davantage.

L’erreur serait de tenir le mouvement syndical responsable quand c’est bien le gouvernement qui est en faute. La CNL demande l’indemnisation de tous les usagers pour le préjudice causé et les contrats d’abonnement non respectés. Ce n’est pas à eux de payer l’addition : usagers, envoyez vos factures à l’Elysée !

La victoire ne sera possible que dans la convergence des forces syndicales et du mouvement social.

La CNL appelle à participer aux manifestations  du 1er mai, du 5 mai, du 13 mai, du 22 mai…et jusqu’à ce que le gouvernement entende raison !