Pour un véritable service public de l’éducation, agissons !

La crise sanitaire le révèle de façon flagrante : le secteur de l’éducation pâtit aujourd’hui de politiques néfastes décidées depuis de nombreuses années et dont la mise en place s’accélère dangereusement depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Le constat est unanime : depuis de nombreuses années, les gouvernements se refusent à injecter les moyens nécessaires pour répondre aux nombreux enjeux du secteur. Budget à la baisse, suppression de postes, dégradation des conditions de travail… l’éducation est à bout de souffle !

Annoncée en grande pompe par le ministre de l’Education, la revalorisation des salaires du personnel de l’Education nationale montre bien toute la considération de ce gouvernement pour celles et ceux qui travaillent dur à former et accompagner la jeunesse de ce pays : c’est en tout 29 euros brut mensuel que se verra attribuer chaque agent…

A un personnel épuisé, il faut ajouter les inquiétudes liées au manque de mesures pour le renforcement de la protection des personnels et des élèves dans le cadre du Covid-19.

Enfin, le projet de loi 4D promet d’acter la décentralisation des services de médecine scolaire de l’Education nationale, au détriment, encore une fois, des personnels, transférés vers la Fonction publique territoriale.

Dans un contexte marqué par la fragilisation de la jeunesse et l’explosion des inégalités, aggravées par les réformes engagées par le gouvernement actuel, il est au contraire urgent de donner à l’Education nationale les moyens de jouer pleinement son rôle de service public, pour que l’école de la République puisse assurer une véritable égalité des chances.

C’est pourquoi la Confédération Nationale du Logement appelle à rejoindre les rassemblements organisés mardi 26 janvier, partout en France.