Pour respecter l’équilibre de nos quartiers : une seule solution, la construction

Pour la CNL, les 20 actions du gouvernement pour améliorer la mixité sociale dans le logement présentées hier par Sylvia Pinel, ne vont pas assez loin. Face à l’ampleur de la crise, la CNL exige un plan d’urgence de construction massive de logements sociaux.

Les mesures présentées vont dans le bon sens afin de lutter contre la ghettoïsation de certains quartiers, cependant, elles pourraient aller plus loin. Pour une réelle application de la loi SRU, la CNL propose de rendre les maires des communes « carencées » inéligibles. De plus, la CNL regrette que sa proposition de relèvement de 10% des plafonds d’attribution à titre expérimental, dans les NPNRU et les zones détendues, n’ait pas été retenue.

Pour la CNL, la cotation de la demande (scoring) est une gestion de la pénurie qui ne résout en rien la crise actuelle. La CNL refuse la classification de la misère et préfère voir de vraies solutions émerger, comme le développement de l’offre de logements accessibles.

Les actions présentées ne sont que des mesures « cache-misères » qui, sans construction massive de logements sociaux, seront vaines, c’est pourquoi la CNL demande un plan d’urgence !

Il est indispensable de construire, immédiatement, 250 000 logements véritablement sociaux par an pour répondre à la demande et aux besoins des habitants.

La CNL demande :

  • Le gel puis la baisse des loyers sur tout le territoire, dans tous les secteurs locatifs.
  • La construction de 250 000 logements véritablement sociaux par an.
  • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.
  • L’arrêt des expulsions locatives, des coupures d’énergie et de fourniture d’eau. 
  • L’abrogation de la loi Boutin.