Politique de la ville, pour la CNL, pas de mesures chocs

Le 6 mars, le gouvernement a rendu publiques ses mesures concernant la politique de la ville. La CNL dénonce des propositions qui ne sont pas à la hauteur des enjeux sur le terrain et dont les conséquences pourraient aller à l’encontre des intérêts des habitants.

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 7 mars dernier, en présence de près de 150 militants, la Confédération Nationale du Logement a fait le bilan des élections des représentants des locataires dans les conseils d’administration des organismes Hlm et Epl. Les résultats ont confirmé sa place de première association nationale représentative des locataires du parc social.
Les délégués ont aussi largement débattu des mesures présentées lors de la réunion interministérielle de la veille.

Pour la CNL, la mise en œuvre d’une mixité sociale réelle et d’une véritable politique du vivre ensemble ne peut se faire qu’avec l’augmentation des plafonds d’accès au logement social et la construction massive de logements sociaux, notamment dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU.

Dans ce contexte, elle regrette que sa proposition d’augmenter de 10 % les plafonds d’attribution, à titre expérimental, dans les NPRU, n’ait pas été retenue par le comité interministériel des villes devenu réunion interministérielle « Egalité et citoyenneté ».

La CNL dénonce la volonté d’adapter les loyers à la relocation en fonction des revenus des demandeurs d’un logement social, et doute de l’efficacité d’une telle mesure qui risquera d’être inflationniste pour les locataires.

Notre organisation dénonce également la proposition de regroupement des organismes d’Hlm qui aura pour conséquences d’éloigner les habitants des centres de décisions et de diminuer la représentativité de leurs élus et associations.

Concernant le renforcement du rôle du préfet dans l’application de la loi SRU, la CNL ne peut que se satisfaire de cette mesure qu’elle défend depuis de nombreuses années.

Enfin, la CNL, en tant qu’association nouvellement agréée de jeunesse et d’éducation populaire, espère que les moyens alloués aux organisations de terrain seront suffisants pour favoriser le vivre ensemble. Elle entend, notamment, prendre toute sa place dans la mise en œuvre des conseils citoyens.