Le droit à l'énergie, un enjeu international

Si les inégalités mondiales en matière sociale ou économiques sont largement connues, l'énergie fait aussi partie des grandes fractures mondiales.

Lors du Sommet mondial de l'énergie tenu en janvier 2013, le premier responsable de l'ONU, Ban Ki-Moon, avait souhaité faire de « L'énergie durable pour tous » une préoccupation importante des gouvernements dans le monde.

Priorité environnementale, c'est aussi un problème social : encore aujourd'hui, plus de deux milliards d'humains n'ont pas accès à l'électricité. Les niveaux de consommation énergétique sont très inégaux : particulièrement élevés dans les pays européens ou aux USA, de nombreux territoires restent à l'écart de ce formidable progrès issu de la révolution
industrielle. Pourtant, le défi énergétique est l'un des plus vastes que nous connaîtrons au 21e siècle.
Tous les indicateurs internationaux montrent que la demande augmente partout de manière massive.

En premier lieu, du fait de la poursuite d'une démographie mondiale importante, qui devrait porter à 9 milliards le nombre d'êtres humains d'ici les 40 prochaines années. Mais aussi parce que le développement urbain, l'essor industriel de nombreux pays conduisent à une augmentation de la consommation.

Cette pression sur la demande en énergie se heurte de plein fouet avec les problématiques du changement climatique et de la finitude des ressources.
Le gaz, le charbon comme le pétrole, constituent aujourd'hui plus de la moitié des énergies primaires utilisées, et sont non renouvelables. L'impact sur le réchauffement climatique du charbon est fort, tout comme ses répercussions sur la santé des populations, en témoigne la situation alarmante des grandes agglomérations chinoises.

 

L'énergie primaire dans le monde des sources naturelles peu renouvelables