La gratuité des masques, une urgence sanitaire !

Hier, face à un virus qui continue de se propager de façon extrêmement inquiétante, la ministre du travail, Elisabeth Borne, a présenté le nouveau protocole sanitaire en vigueur dans les entreprises à partir du 1er septembre.

Après avoir imposé le masque dans les lieux clos durant le mois de juillet, le gouvernement l’impose aux entreprises dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés (open space, couloirs, salles de réunion, salles de repos). Seuls les bureaux individuels seront épargnés par cette obligation.

Ces annonces s’inscrivent dans un durcissement des règles sanitaires prises par de nombreux villes comme Lyon et Toulouse qui viennent aujourd’hui d’imposer le port du masque dans toutes ou parties de la ville.

Une fois de plus la CNL, si elle salue cette décision, souhaite que cette obligation du port du masque, nécessaire, s’accompagne de la gratuité totale.

Sans gratuité, cela sera inefficace voire dangereux.

De trop nombreuses familles aux revenus modestes sont dans l’incapacité d’assumer un budget qui peut monter jusqu’à 200 euros par mois, et vont privilégier la réutilisation de masques usagés afin de réduire les coûts, se mettant ainsi en danger.

Nous le redisons avec force : la santé ne doit pas être un coût.

Dès le mois de juillet, la Confédération Nationale du Logement, première organisation nationale de défense des habitants, avait alerté sur le risque de rupture d’égalité entre les citoyens et les territoires en cas de non-gratuité des masques.

Il s’agit aujourd’hui d’un outil de santé publique imposé par l’Etat. Celui-ci doit en assumer la charge intégrale.

En imposant la gratuité, le gouvernement mettra également fin à un marché noir du masque sur lequel des entreprises ou individus peu scrupuleux prospèrent sur la misère des autres.

C’est pour nous inacceptable.

La CNL exige la gratuité des masques pour toutes et tous !