La CNL dévoilera son Plan logement lors de la présentation de ses vœux 2018

Ce matin, au sortir de l’atelier thématique sur les enjeux et évolutions du secteur social, le constat est sans appel : la politique du logement envisagée actuellement est à l’exact opposé de ce qu’il faut faire. Sur le terrain depuis maintenant plus de 100 ans, la CNL sait comment mettre enfin terme à la crise du logement et dévoilera son Plan logement lors de la présentation de ses vœux 2018 le vendredi 26 janvier.

Biaisées par une vision technocrate des politiques publiques, les décisions du gouvernement en matière de logement sont de plus en plus éloignées des réalités vécues par les Français au quotidien. Après une batterie de mesures plus ubuesque les unes que les autres (baisse de l’APL, bail mobilité, etc.), et une volonté constante du gouvernement de faire la sourde oreille aux acteurs du terrain, notamment aux associations représentant les locataires, c’en est trop. Si le gouvernement se refuse à prendre en compte nos revendications, elles n’en sont pas moins pertinentes ; d’où notre volonté de les rendre publiques.

Il convient de rappeler que l’institution HLM est un des piliers sociaux français sur lequel comptent plus de 10 millions de personnes. Bien qu’il soit un outil efficace de régulation du marché, le logement social est avant tout un bien public, élément fondateur du système social de notre pays. Par conséquence, il doit être protégé et renforcé pour en permettre l’accès au plus grand nombre.

Pour cela, l’engagement financier de l’Etat est primordial. A contre-courant des mesures prises par les gouvernements successifs visant à la diminuer, la CNL propose que l’Etat contribue à l’aide à la pierre à hauteur d’1 milliard d’euros par an, montant minimum pour provoquer le choc de constructions neuves susceptible de mettre fin à la pénurie. Résoudre la crise du logement passera également par la construction de 350 000 logements neufs par an, une nécessité pour répondre aux besoins sociétaux et démographiques du pays.

Pour renforcer son rôle de garant de la mixité sociale, le logement social doit aussi pouvoir accueillir toute personne souhaitant s’y loger. Loin d’être utopique, cette vision généraliste, et non résiduelle, du secteur exige la suppression du surloyer, impôt injuste qui pénalise « les moins modestes des modestes ». La mixité sociale requiert également le renforcement du droit au maintien dans les lieux en cas de vente du logement social ou de dépassement des plafonds.

Le logement est un droit universel et inaliénable. C’est au gouvernement de s’en porter garant et de prendre les décisions qui s’imposent pour en permettre l’accès à l’ensemble des citoyens. La CNL ne manque pas de propositions qu’elle détaillera dans son propre Plan logement, vendredi 26 janvier à l’occasion de la présentation de ses vœux 2018. A suivre.