La CNL apporte son soutien à l'UNEF

Depuis plusieurs jours, nous assistons à un déferlement de haine organisé par la droite et l’extrême droite à l’encontre du syndicat étudiant UNEF, et de sa présidente Mélanie Luce. A l’origine de ce déchainement de violence, la tenue de groupes de parole non mixtes par le syndicat étudiant. Soyons clairs, ces groupes ont toujours existé et poursuivent un but unique : permettre à celles et ceux victimes de racisme, de xénophobie, d’attaques et violences sexistes et sexuelles de pouvoir parler en toute confiance sans ressentir l’oppression de leurs agresseurs.

Des parlementaires de droite ont ainsi demandé la dissolution du syndicat et l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a quant à lui parlé de « clientélisme indigéniste ». De son côté, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a parlé de « pente fasciste » au sujet de l’activité de l’UNEF.

En reprenant la rhétorique de l’extrême droite, à savoir le racisme anti-blanc, un concept qui n’existe pas, le gouvernement déroule un tapis rouge à celles et ceux qui attisent les haines et rêvent de voir notre pays sombrer dans la division alors que nous avons tant besoin de solidarité.

Depuis sa création, l’UNEF a été à la pointe du combat progressiste, pour l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations et pour en finir avec la précarité des étudiantes et étudiants de ce pays. Alors que la jeunesse est dans une situation d’extrême précarité, que des étudiants se suicident, qu’ils font la queue par milliers devant les banques alimentaires pour pouvoir se nourrir, que plus d’un tiers d’entre eux abandonnent leur cursus scolaire, le gouvernement doit être à l’écoute des organisations syndicales de jeunesse.

Il y a quelques semaines, nous avons signé un appel commun avec l’UNEF et d’autres organisations de jeunesse pour exiger la gratuité des loyers dans les CROUS. Nous dénonçons les propos honteux qui visent à demander la dissolution d’un syndicat étudiant dans un moment où l’intelligence collective est une bouée qui doit nous permettre de sortir de la crise.

En première ligne pour accompagner et défendre les étudiants, ce sont les premiers experts de la situation, écoutons-les ! La CNL tient à apporter son soutien à l’UNEF, à Mélanie Luce, sa présidente, et à tous les militants de ce syndicat.