Hausse des coupures d’énergie pour impayés : les fournisseurs d’énergie, bras armé de la précarité

Alors que la trêve hivernale débutera officiellement le 1er novembre, les fournisseurs d’énergie multiplient les coupures - interdites durant cette période -, et précarisent encore un peu plus les familles.

La période du 1er novembre au 31 mars offre un (court) répit aux familles qui vivent sous la menace d’une expulsion de leur logement puisqu’aucune expulsion ne peut avoir lieu durant cette trêve. De la même manière, les coupures de gaz et d’électricité sont interdites. En attendant, les fournisseurs d’énergie ne ralentissent pas la cadence : rien qu’entre janvier et septembre, ces derniers ont effectué plus d’interventions (coupure ou réduction de puissance) que sur l’ensemble de l’année 2018.

Il faut dire que les mesures gouvernementales et les attaques contre le pouvoir d’achat des familles n’ont en rien aidé ces dernières à sortir la tête de l’eau. Les coupures d’énergie sont par ailleurs concentrées majoritairement sur une partie de la population déjà en prise avec de sérieuses difficultés pour payer le loyer d’un logement bien souvent énergivore ; créant ainsi un engrenage duquel il est particulièrement compliqué de s’extraire.

Cette hausse des coupures d’énergie intervient dans un contexte d’augmentations successives des tarifs règlementés de l’électricité (+ 5,9 % en juin et 1,23 % en août) que la CNL condamne. A l’heure où la précarité s’installe et s’intensifie, la pratique des coupures d’énergie ne peut qu’apparaître indigne d’une société comme la nôtre, fondée sur la solidarité et l’entraide.

La CNL encourage toutes les personnes en situation d’impayés à ne pas s’isoler mais à contacter au plus vite  les antennes locales CNL afin de demander de l’aide dans la gestion de leur dossier.