Gaz, frais bancaires : le pouvoir d'achat de nouveau attaqué

Après la hausse des tarifs réglementés du gaz au 1er décembre 2016, c’est maintenant aux frais bancaires d’être revus à la hausse au 1er janvier 2017. De mauvaises nouvelles pour le pouvoir d’achat des consommateurs, déjà fortement touché par la crise.

Depuis le 1er décembre 2016, les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 2,55 %.Cette hausse est intolérable car elle va peser sur la capacité des familles à pouvoir se chauffer cet hiver et aussi alimenter le nombre de celles qui, faute de moyens financiers suffisants, se retrouveront privées d’énergie.
Sept millions de foyers vont être touchés par cette nouvelle tarification.

Pour la CNL, cette augmentation montre à quel point la privatisation du secteur de l’énergie et l’ouverture à la concurrence ont des conséquences catastrophiques et n’ont fait que renforcer les inégalités d’accès à l’énergie, un bien de première nécessité. C’est pourquoi, pour la CNL, face à l’explosion de la précarité énergétique, il est indispensable de revenir à un service public de l’énergie avec un Etat garant de la stabilité tarifaire.

De plus, au 1er janvier 2017, les frais bancaires et notamment les frais de tenue de compte vont augmenter en moyenne de 13%, 93,6 % à la Banque Postale. Motif avancé par les banques : leurs manques à gagner sur les intérêts des crédits. Les frais de tenue de compte, facturés par les établissements depuis 2015, concernent les retraits dans les établissements concurrents de votre banque, la gestion des opérations de transfert de salaires, la sécurisation des opérations et protection des données personnelles, etc.
De manière générale, les frais de carte bleue, tous établissements confondus, augmenteront de leur côté en moyenne de 3,35%.