Fonds national des aides à la pierre : les locataires pas invités pour gérer l’austérité

Le mardi 23 août 2016, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a officialisé la mise en place du Fonds national des aides à la pierre. Cet organisme gérant les aides directes de l’Etat pour la construction de logement sociaux est victime de l’austérité et souffre de lacunes démocratiques dans sa gouvernance.

Annoncé par François Hollande en 2015, le Fonds national des aides à la pierre (FNAP) a vu le jour. Une nouveauté qui peine à cacher le désengagement financier de l’Etat en faveur du logement social. Si François Hollande avait promis le doublement des aides directes pour le financement de logements sociaux en 2012, le bilan en 2016 est qu’il les aura divisé par deux. 

Si la moitié de l’argent du fond provient des loyers des locataires du parc social eux-mêmes, ils n’ont apparemment pas leur mot à dire sur la façon dont leur argent sera dépensé. En effet, aucun représentant des locataires HLM ne sera présent au sein du conseil d’administration du FNAP. Un déni de démocratie alors que les associations de locataires sont souvent les plus fervents militants de la cause du logement social.

La CNL demande que l’Etat s’engage davantage dans le financement de la construction de logements sociaux, afin de résorber la crise du logement. D’autre part, elle souhaite que les locataires et leurs représentants soient plus associés en général à la gouvernance de leur bien commun qu’est le logement HLM et en particulier soient présents au conseil d’administration du FNAP.