Faisons entendre la voix des jeunes, mobilisons-nous le 20 janvier !

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est enfin exprimée, pour la première fois, jeudi dernier, lors des conférences de presse du gouvernement. Mais devant une situation dramatique pour la vie estudiantine et l’abandon d’une partie de la jeunesse, aucune solution n’a été proposée pour les quelques 2,7 millions d’étudiants de France.

Il ne suffit pas d’annoncer timidement le retour en présentiel de licences à compter du 25 janvier prochain, pour des travaux dirigés en demi-groupe, pour calmer le désespoir de toute une jeunesse. Cette mesure ne prévoit aucun retour à la normale des conditions d’études ni aucune solution face au retard accumulé depuis près d’un an. Comment envisager une continuité pédagogique dans les conditions actuelles, alors que près d’un étudiant sur six a décroché et abandonné ses études ? Cette situation ne peut que s’aggraver devant la léthargie du gouvernement, sans compter le manque d’équité d’une université à une autre.

Rien non plus lors de la prise de parole du ministre sur les difficultés économiques, sociales et psychologiques subies par les étudiants au quotidien ! Pourtant, un jeune sur cinq (sur)vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, et une grande partie des sans-abris de notre pays a moins de 25 ans : denrée rare, le logement représente jusqu’à 69 % du budget mensuel d’un étudiant. Sur la santé, 35 % des jeunes ont déjà renoncé à des soins pendant la crise actuelle et Le port du masque obligatoire induit évidemment davantage de dépenses ; sans parler de la détresse psychologique qui se traduit tragiquement par la recrudescence des suicides ou des nombreux jeunes qui rejoignent les files des banques alimentaires.

Le saupoudrage des décisions gouvernementales ne suffit pas à palier plusieurs années d’indifférence. Les alternatives existent pourtant comme la gratuité des soins médicaux essentiels, des masques, des protections menstruelles, le suivi psychologique des jeunes ou encore la gratuité des transports pour ces derniers. La gratuité des loyers pour les étudiants en crous est également une proposition que la CNL porte à travers une pétition en ligne à signer ici.

Nous ne pouvons pas laisser les jeunes de moins de 25 ans sans ressources et devons, au contraire, soutenir l’idée d’un revenu étudiant. Il est aussi urgent de consacrer des moyens financiers et techniques à la reconstruction d’une vie étudiante, au développement de logements étudiant publics et à l’amélioration du statut de stagiaire. C’est en ce sens que la CNL et la CNL Jeunes demandent la tenue des Assises de la Jeunesse 2021 afin de mettre en place un plan d’action national.

Face à l’inaction du gouvernement, la Confédération Nationale du Logement et la CNL Jeunes appellent à rejoindre les manifestations organisées par les organisations étudiantes mercredi 20 janvier, à 14h00 à Paris et partout en région.