Crise sanitaire : la CNL demande un moratoire des loyers

Au-delà des risques pour la santé de chacun, la crise sanitaire que nous connaissons actuellement aura également de lourdes conséquences sur les revenus des habitants ; les précarisant fortement dans leur quotidien et dans leur capacité à payer chaque mois leur loyer.

Face à cette situation la CNL demande des mesures plus fortes dont un moratoire des loyers.

Après la prolongation de la trêve hivernale permettant d’assurer la sécurité des familles menacées d’expulsion, il apparaît aujourd’hui nécessaire de prendre de plus fortes dispositions. Face à l’évolution de la situation et les mesures qui seront très prochainement mises en place, une grande partie de la population s’apprête à subir une baisse de revenus (chômage technique, activité au ralenti, etc.) : l’échéance du loyer va ainsi créer une tension financière importante chez de nombreux foyers, les précarisant toujours plus.

En cette période anxiogène, la CNL demande que l’inquiétude de ne pouvoir payer son loyer ne s’ajoute pas à celle concernant notre santé et celle de notre entourage.

Des dispositions doivent être mises en place : dans l’urgence, un moratoire des loyers dans les parcs privé et social permettant la suspension du versement des loyers tant que l’épidémie ne sera pas contenue ; et dans un second temps, la mise en place de mesures d’assouplissement telles que l’étalement des paiements et des mensualités d’emprunts pour les accédants à la propriété, la mise en place d’un fonds de compensation lors d’une perte définitive de revenus, le report de la réforme des APL et la possibilité d’un paiement partiel : par exemple un locataire ne touchant que 80 % de son salaire ne paierait ainsi que 80 % de son loyer.

Ces mesures de bon sens permettraient de ne pas ajouter un fardeau supplémentaire sur les épaules des ménages, alors même qu’il sont déjà très affectés par l’inquiétude générée par le Covid-19.