Convention citoyenne pour le climat : Macron face à ses mensonges

Nous avions eu des promesses. Nous attendions des décisions fortes. Nous avons eu le droit à une énième déception. L’urgence est pourtant là mais le gouvernement choisit de ne pas y faire face ; et ce ne sont pas les membres de la Convention citoyenne pour le climat qui diront le contraire après leur échange avec le Président de la République hier soir.

 

Si lors de sa rencontre d’hier avec la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel Macron a tenté de défendre des « mesures révolutionnaires », force est de constater que les ambitions écologiques du gouvernement ont fortement été revues à la baisse, notamment en matière de rénovation énergétique. Alors qu’il avait indiqué vouloir rendre obligatoire les travaux de rénovation thermique afin d’éradiquer une fois pour toutes les passoires énergétiques, E. Macron a changé de discours en déclarant finalement qu’il n’était pas question d’inscrire celle-ci dans la loi afin de ne pas faire peser la contrainte budgétaire sur tous les ménages.

Si la CNL entend parfaitement les inquiétudes soulevées par le poids du financement des travaux pour les propriétaires-occupants, elle déplore le manque de discernement du gouvernement qui abandonne du même coup à leur sort des milliers de locataires, condamnés à vivre dans des logements énergivores.

Sur la question de la 5G, le refus d’écouter les revendications des citoyens, et notamment leur demande de moratoire est également très éloquent. Balayant d’un revers de main, d’une pirouette, la requête des habitants qui, partout en territoire, s’inquiète du déploiement de cette technologie, Emmanuel Macron a préféré, une fois encore, passer en force en se disant bien décidé à poursuivre la mise en place de la 5G.

Face aux propositions fortes de la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernement s’avère tout à fait incapable d’être à la hauteur et préfère user de son stratagème préféré, un bel effet d’annonce, en se disant favorable à la tenue d’un référendum permettant d’inscrire la défense du climat dans la Constitution.

L’écart se creuse donc toujours plus entre les mots et les actes de ce gouvernement, au détriment des habitants !