Bordeaux : pas de porte close sur le contrôle des charges

Lors du contrôle des charges 2014, l'amicale de la résidence La Navale à Bordeaux a demandé à la Société Nationale Immobilière (SNI) de lui fournir un relevé de consommation d'électricité pour un compteur relié exclusivement à un portail permettant l'accès à un parking, utilisé conjointement par les locataires et une autre société louant des appartements pour des séjours de courte durée.

L'étude du document a permis de constater que les frais afférents à la fourniture d'énergie étaient supportés uniquement par le bailleur qui refacturait ceux-ci aux locataires au titre des charges récupérables, et cela depuis des années. La situation semblait figée. Le président de l'amicale, créée en 2013, a donc rencontré le directeur de l'agence SNI et demandé une juste répartition des charges pour ce poste. Après entretien et devant l'impossibilité de déterminer l'imputation réelle des dépenses, un compromis a été trouvé : 840 € seront déduits des charges annuelles pour être refacturées à la société hôtelière et cela, avec effet rétroactif.

Cela démontre une fois de plus l'importance de ne pas céder au poids des habitudes lors d'un contrôle des charges et de vérifier systématiquement les documents présentés avec la réalité du terrain. De même, une rencontre avec des interlocuteurs, lorsqu'elle est préparée et les éléments avancés argumentés, peut rapidement aboutir et débloquer des dossiers anciens.