APL : les épargnants populaires attaqués

Le gouvernement entend une nouvelle fois raboter les aides personnelles au logement. La CNL dénonce la prise en compte du patrimoine dans le calcul de l’APL qui fragilisera les familles, et notamment les épargnants populaires.

Une nouvelle disposition vise à réduire une fois de plus le nombre d’allocataires de l’APL.

Le gouvernement projette d’introduire dans les bases de calcul de l’APL, le patrimoine des familles dépassant 30 000 €. Livrets d’épargne et biens immobiliers en résidence secondaire seront ainsi réintégrés dans la base de calcul pour l’attribution de l’aide.

Les épargnants populaires seront touchés par cette mesure, une façon déguisée de « refiscaliser » les seuls placements financiers qui ne le sont pas, comme le livret A ou le livret d’épargne populaire. La CNL demande donc à la ministre du Logement d’exclure ces livrets du calcul du patrimoine.

De plus, les familles qui possèdent une résidence secondaire, par exemple, héritée, verront leurs aides baisser, alors que du fait de leur situation professionnelle, elles ne peuvent souvent pas en faire une résidence principale.

La CNL a voté contre ce projet de décret présenté hier lors du Conseil national de l’habitat.