Alur, 1 an après

Le 6 mai 2012, les Français ont voté pour le changement. Dès juin, Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, annonçait la mise en place d’un décret de blocage des loyers à la relocation dans le secteur privé.
Dès lors, la Confédération Nationale du Logement avait demandé que celui-ci soit étendu au renouvellement du bail. Demande acceptée et entrée en vigueur au 1er août 2012.

Confortée par cette première victoire en faveur des locataires, la CNL portait de grands espoirs en la future loi de la ministre, la très médiatique « Alur », la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové.

Tout au long du processus législatif, la CNL a de nombreuses fois alerté les parlementaires de la nécessité d’une loi qui réponde aux besoins des familles.
Elle s’est inquiétée du manque de concertation avec les parties prenantes, et notamment les associations de défense des habitants.
Elle a dénoncé les multiples effets d’annonce et coups de communication.
Elle a déposé un certain nombre d’amendements au projet de loi, concernant, par exemple, la question brûlante de la fourniture et de l’ installation des détecteurs de fumée par le bailleur.
Elle n’a cessé de prôner l’abrogation de la loi de Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion (dite loi Boutin) comme réel moyen pour sortir de la crise.

C’est pourquoi, en mars 2014, lors de la promulgation de la loi Alur, la déception de la Confédération Nationale du Logement a été grande. Malgré quelques mesures positives comme la prolongation de la trêve hivernale ou les dispositions visant à lutter contre les marchands de liste et les marchands de sommeil, notre organisation mettait en lumière des échecs annoncés : encadrement des loyers et GUL.

Qu’en est-il aujourd’hui, un an après ?