Agir pour le droit à l'énergie

Parce que, en France, nous en avons les moyens, nous revendiquons comme pour le logement la mise en place d'un réel « droit à l'énergie ».

Dès maintenant, il faut des mesures immédiates pour réduire la précarité énergétique.
En dépit des pressions exercées par le Parlement européen pour libéraliser entièrement le marché de l'énergie, l’État a le pouvoir d'agir pour garantir de meilleures conditions d'accès à l'énergie. La baisse des tarifs de l'électricité et du gaz sont indispensables.

La hausse des plafonds d'attribution des aides sociales en faveur de l'accès à l'énergie est aussi une mesure indispensable pour que des milliers de familles puissent enfin sortir de l'angoisse des coupures ou des impayés.

La rénovation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité majeure. En dépit des systèmes d'aides (Agence nationale d'amélioration de l'habitat, réductions fiscales, etc.), la rénovation se poursuit à un rythme très insuffisant.

Garantir le droit à l'énergie passe donc aussi par le contrôle renforcé du bâti, en particulier celui soumis à la location, pour contraindre les propriétaires à des travaux d'amélioration en faveur des locataires.

Comme bien commun indispensable à tout être humain, l'ensemble des sources et productions d'énergie pourraient dès lors être inclus dans un grand Service public de l'énergie. Il garantirait à la fois le bon fonctionnement
des installations et leur sécurité. Il permettrait un traitement égal de tous les habitants, quel que soit leur mode de résidence.

Donner à une structure publique les moyens d'accomplir un service utile aux populations est d'autant plus justifier que les déréglementations n'ont pas fait leur preuve. Par exemple, alors que les tarifs du gaz ont augmenté de près de
80% en 10 ans, GDF Suez a versé pas moins de 3,5 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires.

Revenir à une logique de service public doit ainsi permettre de servir les populations avant les actionnaires et d'éviter la fuite en avant des prix et la libre fixation des tarifs. Il garantirait dès lors une juste représentation de tous les acteurs,
élus, syndicats et usagers, à travers leurs associations représentatives comme la CNL.