Action logement, l’État fait les poches des salariés et continue son attaque contre le logement social !

Alors que le gouvernement finalise les derniers arbitrages pour boucler son budget 2021, qui doit inclure les 100 milliards du plan de relance, nous apprenons par voie de presse qu’il entend prélever 1 milliard d’euros dans la caisse d’Action Logement.  

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir Emmanuel Macron n’a eu de cesse de s’attaquer à la trésorerie d’Action Logement pour financer le budget de l’Etat. En 2019, ce sont 500 millions d'euros ponctionnés auxquels il faut ajouter 300 millions relatifs aux économies exigées au monde HLM par Bercy.  

Cette ponction s’accompagnerait d’une autre mesure inacceptable, à savoir une réduction de la participation des entreprises (PEEC) en faveur du logement des salariés, avec comme secteur particulièrement impacté celui du logement social. 

 Après les mesures d'attaque contre le monde HLM avec la RLS (réduction de loyer de solidarité) ou l'absence de financement de l'Etat au Fonds national des aides à la pierre qui fragilisent durablement le monde HLM, il est inadmissible que le gouvernement continue sa politique de prélèvements dans les caisses d'organismes d'intérêt général !

Si l’Etat cherche des sources de financement, il pourrait s’attaquer à la fraude sur l’impôt des sociétés qui représente plus de 27 milliards d’euros par an ou encore à l’évasion fiscale qui, elle, représente entre 80 et 100 milliards d’euros par an !  

La CNL demande au Président Macron de rétablir l’ISF, ce qui lui rapporterait trois fois plus et participerait de la solidarité nationale.  

La Confédération Nationale du Logement dénonce une décision qui va une fois de plus pénaliser les plus précaires alors même que plus de 2 millions de ménages sont en attente d’un logement social, et que le mal-logement touche plus de 4 millions de personnes dans notre pays. 

Après la non prise en compte du besoin urgent de construction de logements sociaux dans le plan de relance présenté jeudi dernier par le Premier ministre Jean Castex, la CNL s’inquiète du manque de volonté politique concernant la pérennisation et le développement de notre modèle HLM. 

Nous avons besoin d’un plan d’urgence, avec des investissements publics massifs, pour construire des logements de qualité, accessibles et respectueux de l’environnement.   

La CNL fera dans le cadre du projet de loi de finances 2021 des propositions concrètes pour défendre l’intérêts des habitantes et des habitants, et redonner toute sa place au mouvement HLM, si précieux en ces temps de crise sanitaire, sociale, économique et environnementale.