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NOTRE ACTUALITE

 
 

Obligation de diagnostic d'exposition au plomb : une mesure peu efficace (13/08/2008)
La CNL dénonce la nouvelle hausse du prix du gaz : + 15 % en sept mois (08/08/2008)
Plan d'actions pour l'accès au logement : une attaque en règle contre le logement social (10/07/2008)
Premier semestre 2008 - Prix du gaz : + 10 % (10/04/2008)
Réforme de l'accès aux logements HLM : La diversité et la mixité sociale en danger (01/04/2008)
Non à la reprise intolérable des expulsions ! (11/03/2008)
Nuit solidaire pour le logement : Pour une réelle politique publique du logement (19/02/2008)
Réforme du Livret A : Le logement social et les usagers défavorisés durement pénalisés (14/02/2008)
Présentation du Plan Banlieue : Les besoins des habitants ne seront pas satisfaits (08/02/2008)
La CNL s'associe aux actions pour le maintien des tribunaux (11/12/2007)
La CNL s'oppose à toute augmentation du tarif du gaz (11/12/2007)
Pouvoir d'achat : Des mesures gouvernementales insuffisantes (30/11/2007)
Congrès HLM : Pas de réponse aux préoccupations des locataires et des demandeurs de logement (21/09/2007)

Livre Blanc de l'UNPI : M. Vautour est de retour (14/09/2007)
Le Maire d'Argenteuil doit être condamné pour l'emploi d'un produit répulsif anti SDF (28/08/2007)

7,7 Milliards d'euros disponibles : Les APL doivent être revalorisées (20/08/2007)
La CNL rencontre Madame le ministre du Logement et de la Ville (26/06/2007)

Logement : Première mesure gouvernementale coûteuse et injuste (30/05/2007)
Banalisation du Livret A : Le logement social en danger (10/05/2007)
La CNL interpelle les politiques sur l'enjeu du logement (27/03/2007)
Reprise des expulsions : Le logement n'est toujours pas un droit (08/03/2007)
Droit au logement opposable : Une loi qui n'est pas à la hauteur des attentes et des besoins (23/02/2007)
Droit au logement opposable : Un amendement rejeté grâce à l'intervention de la CNL (22/02/2007)
La CNL s'oppose au statut créant les Offices Publics de l'Habitat (OPH) (15/02/2007)
Rapport de la Cour des comptes sur les APL : Les propositions ne répondent pas au problèmes posé (13/02/2007)
Le droit au logement opposable n'est pas le remède à la crise (05/02/2007)
La CNL déplore la perte d'un ardent défenseur du droit au logement pour tous (22/01/2007)
Droit au logement opposable : l'avant projet de loi instaure une procédure complexe, longue, sans assurance de résultat (12/01/2007)
Oui au droit au logement opposable, mais ne sautons pas les étapes (04/01/2007)
Le pouvoir d'achat rongé par la charge logement (14/12/2006)
Le logement toujours plus cher et des APL toujours moins solvabilisatrices (07/12/2006)
Le logement doit être au coeur de la campagne électorale (23/11/2006)
Elections des administrateurs locataires dans les organismes HLM & SEM (09/11/2006)
Le Livret A menacé : Quel avenir pour les logements sociaux (10/10/2006)

L'effrayante crise du logement fait sa rentrée (21/08/2006)
Un avant projet de loi sur la consommation peu ambitieux (26/07/2006)
Précarité et autonome : c'est possible ? - NON répond la CNL.(31/03/2006)

 


 

 

OBLIGATION DE DIAGNOSTIC D'EXPOSITION AU PLOMB : UNE MESURE PEU EFFICACE (13/08/2008)

Depuis hier, les bailleurs devront faire réaliser un diagnostic de risque d’exposition au plomb avant tout nouveau contrat de location ou renouvellement de bail pour les logements construits avant 1949. Si la mesure est nécessaire, la CNL s’interroge sur son efficacité et son coût pour les locataires.

Ce nouveau texte constitue une avancée indéniable pour la protection de la santé des locataires puisque l’absence du constat de risque d’exposition au plomb pourra conduire à engager des poursuites pénales contre le bailleur.

Cependant, pour la CNL, cette mesure n’est pas assez contraignante pour les bailleurs.
D’une part, ce nouveau texte n’interdit pas au bailleur de louer le logement, même si la présence de plomb a été détectée. Il est uniquement soumis à une obligation de travaux, encore faut-il que les locataires soient avertis du danger pour qu’ils lui demandent de réaliser la rénovation nécessaire.
D’autre part, la CNL trouve intolérable que la mesure n’aille pas plus loin car les locations en cours ne sont pas concernées.


La CNL s’inquiète aussi du coût indirect pour les locataires. L’expertise étant à la charge du bailleur, les frais seront répercutés dans un grand nombre de cas sur la quittance des ménages.


Pour contraindre plus fortement les bailleurs, la CNL propose la subvention du diagnostic et des travaux grâce à la constitution d’un véritable service public du logement.

LA CNL DENONCE LA NOUVELLE HAUSSE DU PRIX DU GAZ : + 15 % EN SEPT MOIS (08/08/2008)

Le gouvernement vient d’autoriser GDF à relever le prix du gaz de 5% et de 2% pour EDF. Depuis le début de l’année, c’est une hausse totale de 15% du tarif du gaz que vont subir les ménages. La CNL dénonce vigoureusement cette nouvelle augmentation qui va encore amputer un peu plus le pouvoir d’achat.

Pour la CNL, cette nouvelle décision est totalement scandaleuse, et ceci pour trois raisons :

1. Tout d’abord, après une dernière augmentation de 5.5 % en avril, voilà que le gouvernement décide d’une nouvelle augmentation du prix du gaz, sans consulter les représentants des usagers au préalable.

2. Ensuite, ce qui rend ce projet d’arrêté totalement intolérable est qu’il touche à un poste de première nécessité. Cet hiver, des ménages ont cessé de faire fonctionner leur chauffage. Ils ne pouvaient plus faire face aux hausses répétitives de leurs charges. Qu’en serait-il l’hiver prochain si les tarifs de l’énergie continuent de progresser à cette vitesse ? Des familles devront-elles arrêter de se chauffer tout l’hiver ? C’est inadmissible !

3. Enfin, la CNL dénonce l’hypocrisie de la décision de relever le tarif social du gaz pour les ménages les plus modestes. Si la CNL ne peut que se réjouir de voir s’élargir le cercle des bénéficiaires, le gouvernement se garde bien de dire que ce sont au final les consommateurs qui financent cette aide aux plus pauvres par un prélèvement sur leur facture. Il est intolérable que ce soit uniquement les usagers qui supportent le coût de cette aide.

La CNL demande à ce que cet arrêté ne soit pas pris et qu’il y ait un véritable débat entre les acteurs concernés.

La CNL demande :
L’arrêt des hausses du prix de l’Energie
La réduction de la TVA à 5,5 %
L’augmentation de l’APL pour faire face à la hausse des charges énergétiques
L’existence d’un véritable Service Public de l’Energie et de l’Eau

PLAN D'ACTIONS POUR L'ACCES AU LOGEMENT : UNE ATTAQUE EN REGLE CONTRE LE LOGEMENT SOCIAL (10/07/2008)

Aujourd’hui, Christine Boutin a évoqué les grandes lignes de son «plan d’actions pour l’accès au logement » lors d’une conférence de presse. La Confédération Nationale du Logement dénonce ce projet sans ambitions ni moyens qui constitue une régression très dure pour le logement social.

Face à l’attente des demandeurs de logement social, des mal-logés et des locataires qui doivent faire face à des charges toujours plus lourdes, Madame Boutin et le gouvernement ont choisi l’autoritarisme et la manière forte.

Les « contrats d’utilité sociale » qui seront imposés aux organismes HLM par la contrainte, auront des implications négatives très concrètes pour les locataires et les demandeurs de logement social.
Pour la CNL, ce projet de loi ne garantit absolument pas l’efficacité du parcours résidentiel. C’est, au contraire, un révélateur de la volonté de l’Etat de rejeter la responsabilité de la mise en œuvre des moyens pour lutter contre la crise du logement sur d’autres acteurs.

Ce plan d’actions a un objectif très clair : mettre en place un marché privé du secteur locatif social.

Pour Jean-Pierre Giacomo, président de la CNL, la remise en question du maintien dans les lieux est inacceptable et ne répond en rien au besoin urgent de logement social : « Personne ne peut croire sérieusement que l’on résoudra la forte demande de logement par l’éviction des locataires dont les revenus dépassent légèrement les plafonds ou ceux dont on considère qu’ils occupent insuffisamment leur logement ».

Ce projet consacre, au même titre que d’autres textes soumis actuellement au parlement, une régression sociale dangereuse pour la stabilité des occupants d’un logement social.

Enfin, dédouaner les communes qui ne respectent pas l’article 55 de la loi SRU comme souhaite le permettre ce projet de loi est parfaitement scandaleux. La seule et unique solution est d’imposer à ces communes des sanctions suffisamment fortes pour qu’elles s’engagent réellement dans des programmes de construction.

La CNL demande :
La construction de 900 000 logements véritablement sociaux dans les 5 prochaines années
Une hausse des crédits budgétaires pour 2009
La sécurisation du maintien dans les lieux
La création d’un Service public du logement et de l’habitat

PREMIER SEMESTRE 2008 - PRIX DU GAZ : + 10 % (10/04/2008)

Le gouvernement propose encore d’augmenter le prix du gaz de 5, 5 % pour les particuliers. La CNL trouve cette proposition inacceptable car si elle est entérinée, elle conduira à l’aggravation du pouvoir d’achat des ménages.

Pour la CNL, cette proposition est doublement scandaleuse.
Alors qu’une première augmentation du prix du gaz de 4% a eu lieu début janvier, le gouvernement décide d’une nouvelle augmentation, sans consulter les acteurs concernés au préalable.

Mais surtout, ce qui rend ce projet d’arrêté totalement intolérable est qu’il touche à un poste de première nécessité. Cet hiver, des ménages ont cessé de faire fonctionner leur chauffage, ne pouvant plus faire face aux hausses répétitives de leurs charges.
Il est intolérable, à l’heure où beaucoup doivent faire face à l’augmentation générale des prix, de leur imposer des dépenses obligatoires supplémentaires et parfaitement injustes qui vont encore un peu plus grignoter leur pouvoir d’achat.

Pour la CNL, il est révoltant que l’Etat permette à GDF d’augmenter ses tarifs alors que l’entreprise réalise de très bons profits !

La CNL demande à ce que cet arrêté ne soit pas pris et qu’il y ait un véritable débat entre les acteurs concernés, et ce, avant la signature du Contrat de Service public entre GDF et l’Etat.

La CNL demande :
L’arrêt des hausses du prix de l’Energie
La réduction de la TVA à 5,5 %
L’augmentation de l’APL pour faire face à la hausse des charges énergétiques
L’existence d’un véritable Service Public de l’Energie et de l’Eau

REFORME DE L'ACCES AUX LOGEMENTS HLM : LA DIVERSITE ET LA MIXITE SOCIALE EN DANGER (01/04/2008)

Le gouvernement projette d’abaisser les plafonds de ressources permettant l’accès aux HLM et d’augmenter les surloyers. Pour la CNL, de tels projets sont inacceptables car ils vont à l’encontre du besoin de diversité et de mixité sociale dans le parc HLM.

Pour la CNL, l’abaissement des plafonds de ressources est intolérable car il consiste à recentrer l’offre de logement social à destination des plus pauvres. Il est inadmissible qu’un grand nombre de ménages soit exclu du droit au logement social, alors que 70% d’entre eux y ont droit. Plus grave encore, un tel projet va aggraver la ghettoïsation déjà subie dans les cités HLM.

L’autre conséquence révoltante de cette réforme va être d’augmenter le nombre de ménages concernés par le surloyer. Pour les revenus moyens qui le payent déjà, la pression va être telle que les locataires qui ne pourront plus faire face au surloyer devront alors quitter leur logement. Ils se dirigeront vers les bailleurs privés, alors que, justement, leurs revenus ne leur permettent pas de louer au prix du marché.

Pour la CNL, le surloyer est donc doublement pénalisant : non seulement, il équivaut à une forme déguisée d’impôt sur le revenu, mais sa hausse conduit, au final, à un processus d’expulsion qui ne dit pas son nom.

La CNL s’insurge contre la manière dont le gouvernement actuel souhaite régler la crise du logement en jouant sur les flux d’entrée et de sortie du parc HLM existant. La seule et vraie issue possible est que l’Etat investisse massivement dans la construction de logements sociaux et d’encourager la diversité et la mixité via un barème de plafonds de ressources qui aille dans ce sens.

La CNL demande :
Le gel des loyers
L’augmentation des plafonds de ressources permettant la diversité et la mixité sociale
La construction de 900 000 logements véritablement sociaux dans les 5 prochaines années
Le maintien du financement du logement social par le Livret A
La création d’un service public du logement et de l’habitat

NON A LA REPRISE INTOLERABLE DES EXPULSIONS ! (11/03/2008)

Le 15 mars marquera la fin de la trêve hivernale. En France, plusieurs milliers de personnes sont concernées par un jugement d’expulsion. La Confédération Nationale du Logement dénonce avec vigueur cette situation et soutient la manifestation du 15 mars à 14h30, place de la République à Paris.

Ces dernières années, la Confédération Nationale du Logement a assisté, partout en France, à une recrudescence des expulsions. Cette année encore, ce sont plus de 12 000 ménages qui risquent d’être expulsés avec le concours de la force publique.

Pour la CNL, cette situation est inacceptable et plus inquiétante que jamais avec la baisse du pouvoir d’achat des ménages et la série de mesures gouvernementales qui se profile à l’horizon : la vente de 40 000 logements HLM par an, la remise en cause du droit au maintien dans les lieux ou encore le possible décret à venir permettant la hausse des charges locatives. Alors que les loyers sont de plus en plus chers et les revenus restent faibles, ces mesures vont conduire inexorablement à l’aggravation de la situation des familles les plus pauvres, voire à l’augmentation des expulsions.
Ce n’est pas la loi DALO qui va résoudre le problème. Les contingents préfectoraux ne sont pas suffisants pour répondre à la demande de logement par les ménages prioritaires. Selon la CNL, la seule solution est d’encourager la production massive de logements sociaux car c’est une exigence pour assurer le droit au logement décent pour tous. Mais, avec la réforme à venir du Livret A, ce besoin urgent se trouve lui aussi menacé.

Pour la CNL, il est impératif de permettre aux locataires ayant reçu un jugement d’expulsion de rester dans leur logement et de leur donner les moyens de faire face à cette situation difficile en attendant d’être relogés décemment.

La CNL demande :
L’arrêt des saisies et des expulsions
Le gel des loyers
La construction de 900 000 logements véritablement sociaux dans les 5 prochaines années
La non extension du décret-charge
Le maintien du financement du logement social par le Livret A
La création d’un service public du logement et de l’habitat

NUIT SOLIDAIRE POUR LE LOGEMENT : POUR UNE RELLE POLITIQUE PUBLIQUE DU LOGEMENT (19/02/2008)

Le jeudi 21 février, à partir de 18h30, Place de la République, 28 associations organisent une grande nuit de mobilisation de l’opinion publique sur le mal-logement. La Confédération Nationale du Logement s’associe à ce collectif pour dénoncer les mesures annoncées par le gouvernement en la matière.

Tout comme les associations partie prenante de cette Nuit solidaire pour le logement, la CNL juge insuffisantes les propositions annoncées par le gouvernement dans la mise en place du droit au logement opposable.
Pour la CNL, la loi DALO ne peut pas être efficace car elle a été conçue sans les moyens budgétaires et financiers nécessaires. Alors que 600 000 foyers sont en demande, seulement 60 000 logements sont disponibles. L’équation est vite faite. Nombre de familles resteront sur le carreau d’autant plus que les orientations prises actuellement ne vont pas dans un sens favorable pour le financement du logement social (réforme du Livret A).

Face à l’urgence de la situation du mal logement et à l’ampleur des efforts à fournir dans la construction de logements sociaux, nous assistons à une politique de désengagement de l’Etat qui est inacceptable.

La CNL soutient donc l’initiative des 28 associations unies pour demander au gouvernement de compléter immédiatement ses mesures afin de définir une réelle politique publique à l’égard des sans abris et des mal logés.

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le maintien du financement du logement social par le Livret A
La conservation des services publics de proximité dans les zones urbaines et rurales défavorisées

REFORME DU LIVRET A : LE LOGEMENT SOCIAL ET LES USAGERS DEFAVORISES DUREMENT PENALISES (14/02/2008)

Le mardi 12 février, Christine Lagarde a présenté la réforme du Livret A au commissaire européen à la Concurrence, Neelie Kroes. Il s’agit d’ouvrir la distribution du livret A à toutes les banques et de le transformer en un pur produit d’épargne. La CNL s’insurge contre ce projet qui remet en cause le financement du logement social et l’accès bancaire des plus pauvres.

En tant que première organisation d’habitants pour le logement et la consommation, la CNL s’oppose à la banalisation de la distribution du Livret A car, à ses yeux, elle conduira à la décollecte. Il est en effet prévu que 70% de la collecte du livret A iraient à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). La CNL pense que le manque à gagner ne sera pas comblé d’autant plus que les banques chercheront à orienter leurs clients vers des placements plus rémunérateurs.
La CNL juge donc cette réforme totalement inacceptable car elle met en danger le financement du logement social.

La CNL dénonce aussi l’aggravation de la situation des plus démunis que fait courir cette réforme. En proposant de créer un livret « d’accessibilité bancaire » qui s’adresserait uniquement aux usagers à faibles ressources, le ministre de l’Economie et des Finances augmente encore un peu plus la stigmatisation qui pèse déjà sur les usagers les plus modestes. C’est aussi un encouragement à la suppression d’agences postales, notamment dans les quartiers les plus défavorisés.

La CNL condamne donc fermement cette réforme du Livret A car elle conduit à faire subir une double peine aux plus fragiles économiquement en termes d’accès au logement social et aux services publics de proximité.

La CNL, associée dès l’origine au collectif « Pas touche au Livret A », continuera d’agir avec ses militants pour que le projet soit retiré, pour que soient renforcés les moyens de financement du logement social et les missions sociales de la CDC et pour que le Livret A soit défendu auprès de la commission européenne. Lire l'appel du 31 janvier 2008.

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le maintien du financement du logement social par le Livret A
La conservation des services publics de proximité dans les zones urbaines et rurales défavorisées

PRESENTATION DU PLAN BANLIEUE : LES BESOINS DES HABITANTS NE SERONT PAS SATISFAITS (08/02/2008)

Le chef de l’Etat a dévoilé ce matin le contenu du Plan Banlieue préparé par la secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara. Ce plan, qui doit être selon Nicolas Sarkozy « une nouvelle politique pour les banlieues » n’a pas convaincu la CNL. Pour cette dernière, les annonces faites sont en contradiction avec la réalité financière de l’Etat condamnant ainsi la réalisation des objectifs.

Pour la CNL, ce plan se résume pour le moment à de simples déclarations d’intentions. Certes des commissions seront créées, mais aucune annonce concrète sur les moyens financiers, humains et techniques n’a été faite.
La CNL s’interroge : alors que la réduction du nombre de fonctionnaires est planifiée, comment le chef de l’Etat compte-il permettre aux habitants des quartiers d’accéder à un « véritable » service public ? Par ailleurs, l’annonce d’un milliard d’Euros pour financer ce plan est largement insuffisant. A titre de comparaison, la Région Ile-de-France verse la même somme chaque année pour financer la politique de la ville dans son contrat avec l’Etat.

Face à la dégradation des conditions de vie des habitants dans un nombre croissant de quartiers et face aux difficultés rencontrées sur le terrain par la politique de renouvellement urbain, pour Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL, première organisation d’habitants, « les annonces faites ne correspondent pas du tout à l’urgence de la situation. La politique de la Ville ne se limite pas à deux ou trois mesures ici et là. Elle doit être une vision globale des quartiers qui inclut le respect de la mixité et de la diversité, l’accès à un service public de proximité de qualité et la participation active des associations et des habitants à toutes les dispositions qui les concernent. »

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La mise en place d’une politique de la ville véritablement coordonnée et avec des moyens budgétaires, humains et techniques importants
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le respect du principe de la mixité et de la diversité dans les quartiers

LA CNL S'ASSOCIE AUX ACTIONS POUR LE MAINTIEN DES TRIBUNAUX (11/10/2007)

La réforme annoncée par le Ministre de la Justice et menée sans aucune concertation avec les professionnels et les usagers ne répond pas aux besoins de proximité de la population.

Aujourd’hui, nous regrettons que bien souvent, les locataires assignés pour dette de loyer ne se présentent pas pour défendre leurs droits et faire valoir leur situation de détresse; comment feront-il demain avec des tribunaux encore plus éloignés de leur lieu de vie ?

Colette Bury, Secrétaire confédérale, s’interroge : Comment engager une action en justice contre un bailleur ou une agence indélicate, comment faire mieux valoir ses droits de consommateurs contre les abus de certains fournisseurs, s’il faut se déplacer plusieurs fois à des kilomètres de chez soi ?

La Confédération Nationale du Logement, principale organisation de locataires, d’habitants, de consommateurs, s’associe aux actions menées par les collectivités locales, les professionnels, les conseillers prud’homaux et invite ses adhérents à manifester leur mécontentement par tous les moyens et à rejoindre les manifestations organisées sur le terrain.

La CNL demande :
Une justice de proximité
Une aide juridictionnelle répondant aux besoins des justiciables

LA CNL S'OPPOSE A TOUTE AUGMENTATION DU TARIF DU GAZ (11/10/2007)

Gaz de France réclame une augmentation de ses tarifs de + 6% pour les particuliers et de + 10 % pour les entreprises.

Alors que le Chef de l’Etat annonce des mesures pour améliorer le pouvoir d’achat des familles, la CNL constate avec amertume, malgré la forte progression des résultats du groupe que les consommateurs vont de nouveau supporter une augmentation tarifaire supérieure à la hausse des prix.

Cela se traduit depuis 2004 par 33% de hausse des prix pour le consommateur et plus de 200% de bénéfices pour les actionnaires.

La déréglementation du secteur qui se fait au nom de l’augmentation des profits pour les actionnaires est scandaleuse. Une nouvelle fois, ce sont les consommateurs les grands perdants.

La CNL réaffirme son opposition à toute augmentation qui, avec les hausses des prix des loyers, des charges locatives, du chauffage et de l’électricité, contraint les consommateurs à faire face à une détérioration continue de leur pouvoir d’achat.

La CNL demande :
L’arrêt des hausses des prix de l’énergie
La réduction de la TVA à 5,5%
Un véritable Service public de l’énergie défendant et améliorant le pouvoir d’achat des consommateurs

POUVOIR D'ACHAT : DES MESURES GOUVERNEMENTALES INSUFFISANTES (30/11/2007)

A l’occasion de son passage à la télévision, le Chef de l’Etat a annoncé des mesures pour améliorer le pouvoir d’achat des familles. Une intervention de Nicolas Sarkozy très attendue par des familles de plus en plus en difficulté mais dont les annonces n’ont pas convaincu la CNL.

Six mois après son élection et alors que le pouvoir d’achat est la préoccupation principale des français, le CNL fait aujourd’hui le constat amer que les mesures proposées par Nicolas Sarkozy en matière de logement seront tout à fait insuffisantes.

Alors que la Confédération Nationale du Logement attendait des mesures fortes et des aides financières en réclamant par exemple une « pause » des loyers sur deux ans, les mesures proposées ne répondent pas aux attentes des français. Le Président de la République propose que les loyers soient désormais indexés sur les prix, une mesure réclamée par la CNL qui se félicite ici d’avoir été entendue en ayant ainsi contribué à une telle décision mais qui, pour être efficace, aurait du s’accompagner d’autres mesures empêchant la hausse des quittances comme le gel des loyers ou des dispositions concernant les charges locatives. La CNL se bat en effet actuellement pour empêcher le ministre du Logement de modifier le décret charges de gardiennage qui se traduirait par une augmentation des quittances pour les familles.

La CNL regrette qu’aucun effort financier ne soit fait par le gouvernement afin de redonner réellement du pouvoir d’achat aux familles, en majorant immédiatement les aides personnelles permettant un véritable rattrapage de celles-ci.

Quant aux intentions gouvernementales en matière de dépôts de garanties et cautions, la CNL attend la concrétisation de ces mesures et sera présente dans le processus de concertation sur ces sujets.

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
La garantie des statuts locatifs
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage
La tenue d’Etats Généraux du logement

CONGRES HLM : PAS DE REPONSE AUX PREOCCUPATIONS DES LOCATAIRES
ET DES DEMANDEURS DE LOGEMENT
(21/09/2007)

A l’occasion du congrès HLM, le ministre du Logement a, dans son discours de clôture, fait des propositions jugées inquiétantes par la CNL. A aucun moment, elle n’a évoqué les engagements financiers de l’Etat.

Dans son discours devant les responsables du mouvement HLM à Lyon, Christine Boutin a présenté une « feuille de route » et utilisé une méthode qui s’inscrit dangereusement dans celles déjà connues du Président Sarkozy : des mesures qui pourront être imposées par décret après une « illusion de concertation ».

Pour Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL, première organisation d’habitants, « l’absence de toute référence à un engagement financier de l’Etat augure mal, à quelques jours de la présentation du budget du logement, de la mise en place des moyens. Il est impossible d’engager des objectifs de construction élevés sans des moyens financiers permettant de répondre aux attentes des habitants et des demandeurs de logements ».

Quatre dispositions sont particulièrement dangereuses : Le ministre du Logement a tout d’abord réaffirmé son objectif de développer la vente de logement HLM. La CNL y est opposée face à la situation de crise actuelle. Le ministre a également remis en cause la garantie du maintien dans les lieux pour le secteur HLM, une mesure qui toucherai entre autres les locataires âgés considérés en sous occupation dans leur logement après, par exemple, le départ de leurs enfants.
Le ministre s’est également engagé dans la remise en cause des charges locatives récupérables auprès des locataires (frais de gardiennage et d’entretien), l’objectif étant d’opérer des transferts du loyer sur les charges locatives.
Enfin Christine Boutin a annoncé une fusion des aides à la personne, ce qui pourrait se traduire par une réduction des aides entraînant ainsi l’exclusion de certains bénéficiaires actuels.

La CNL regrette que l’USH dans la résolution adoptée et dans l’intervention de ses dirigeants n’ait pas contesté l’orientation politique prise et la priorité réaffirmée au secteur locatif privé.

Pour la CNL, ces propositions ne correspondent pas aux attentes des locataires mais vont au contraire aggraver la situation du logement social. Avec l’entrée en vigueur du droit au logement opposable dès 2008, la CNL s’interroge sur les moyens financiers qui seront mis en place par l’Etat et s’inquiète de l’absence de toute mesure permettant de lutter contre la spéculation et de juguler les hausses de loyers.

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
La garantie des statuts locatifs
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage
La tenue d’Etats Généraux du logement

LIVRE BLANC DE L'UNPI : M. VAUTOUR EST DE RETOUR (14/09/2007)

L’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI), organisation de propriétaires privés en France, a publié son nouveau Livre Blanc. Au fil des pages, la Confédération Nationale du Logement (CNL) découvre des propositions tout à fait scandaleuses remettant profondément en cause les relations locatives.

« Dans un contexte où chaque nouvelle mesure du gouvernement est empreinte d’un libéralisme accru, l’UNPI régulièrement reçue et entendue par l’équipe gouvernementale, choisit d’aller encore plus loin avec la publication de son Livre Blanc dont voici quelques extraits : “ Nous pensons qu’il ne doit plus y avoir de parc HLM ” ou encore “ nous proposons la suppression de la trêve hivernale pour les personnes de mauvaise foi ” …

Pour Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL, première organisation d’habitants, « les propositions contenues dans ce Livre Blanc sont totalement inacceptables. C’est tout le secteur HLM que l’UNPI remet en cause : accentuation de la vente du parc, remise en cause du maintien dans les lieux mais également de la mixité sociale ».

Il complète « L’organisation des propriétaires privés revient sur sa proposition d’un CPE dans le logement, ce qui signifie la possibilité de mettre dehors le locataire sans motif. Tout cela est totalement immoral mais en parfaite continuité avec les objectifs gouvernementaux ».

Il ajoute « Est-ce une avancée de civilisation que de permettre à une famille de se retrouver à la rue en plein mois de décembre ? La trêve hivernale a été mise en place après l’hiver 54, allons-nous revenir à cette période funeste ? »

Tandis que l’UNPI profite, depuis le début de l’année, de nouvelles garanties sur le paiement des loyers (la GRL), et dans un contexte où la loi sur le Droit au logement opposable est en passe d’être appliquée, ce nouveau Livre Blanc propose des mesures régressives qui ne pourront qu’accentuer la crise du logement.

La CNL demande :
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
La garantie des statuts locatifs
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage
La tenue d’Etats Généraux du logement

LE MAIRE D'ARGENTEUIL DOIT ETRE CONDAMNE POUR L'EMPLOI D'UN PRODUIT REPULSIF ANTI SDF (28/08/2007)

La ville d’Argenteuil a fait l’acquisition cet été d’un répulsif qu’elle destine aux SDF. Les premiers essais ont été réalisés ces dernières semaines au centre commercial de la ville. Pour la Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation nationale d’habitants, il est inadmissible et scandaleux qu’une telle méthode soit employée par un élu de la République. Le maire doit être condamné.

Tandis que la loi sur le droit au logement opposable a été votée en début d’année, et que les conditions des SDF en France ont fait la une de l’actualité pendant plusieurs semaines, la mairie d’Argenteuil, qui ne cesse de porter des attaques contre la population des sans abris, a choisi d’utiliser cette fois, un répulsif.

« C’est aberrant de constater à quel point les droits humains peuvent être bafoués dans le pays des droits de l’homme. Cela rappelle des moments noirs de notre histoire. En France, être sans toit, c’est souvent être sans droit. Les SDF subissent de nombreuses attaques visant à les éloigner d’une ville, d’une zone commerciale… C’est inadmissible. Le gouvernement doit prendre des dispositions au plus vite pour que cela ne se reproduise pas et le maire d’Argenteuil doit être condamné par la justice » insiste Serge Incerti Formentini, Secrétaire confédéral de la Confédération Nationale du Logement.

Pour la CNL, que cette affaire soit à l’initiative de la ville d’Argenteuil n’est pas surprenant. La ville vient de démolir 59 logements et d’autres projets sont en attente. A ce jour aucun logement n’a été reconstruit et 5 000 personnes sont en attente d’un logement social sur la ville. « Quelle est la conception du droit au logement pour la mairie d’Argenteuil ? » s’insurge Serge Incerti Formentini.

Cette situation démontre qu’il est nécessaire de mettre en œuvre au plus vite le droit au logement opposable. Le gouvernement doit immédiatement débloquer des fonds pour la construction de logements véritablement sociaux.

La CNL demande :
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage
La tenue d’Etats Généraux du logement
La création d’un Service public du logement et de l’habitat

7,7 MILLIARDS D'EUROS DISPONIBLES : LES APL DOIVENT ETRE REVALORISEES (20/08/2007)

Le 16 août, le Conseil constitutionnel a invalidé la partie du dispositif de déductions des intérêts d’emprunts concernant les prêts déjà contractés. Pour la Confédération Nationale du Logement (CNL), cette décision qui censure en partie les cadeaux fiscaux accordés par la loi Travail Emploi Pouvoir d’Achat (TEPA) doit permettre de réorienter les 7.7 milliards d’euros concernés pour améliorer véritablement le pouvoir d’achat des familles modestes.

Depuis son arrivée au pouvoir le gouvernement a fait de sa priorité « la France des propriétaires » en oubliant ses promesses électorales sur la mise en œuvre du droit au logement opposable. Tandis que la crise du logement bat son plein, les premières lois sur le logement votées par le nouveau gouvernement ne s’adressent pas aux ménages les plus modestes, dont le pouvoir d’achat est en dégradation constante.

Le coût de la loi TEPA votée cet été est estimé à plus de 13 milliards d’euros pour l’année 2008 et l’article 5 censuré par le Conseil constitutionnel représente des non rentrées fiscales estimées à 7.7 milliards d’euros.

Selon Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL, « Pour être utile socialement et économiquement, cette somme, qui a été votée par le gouvernement et sa majorité doit être réorientée pour solvabiliser les familles et leur garantir une véritable amélioration de leur pouvoir d’achat. Les Aides Personnelles au Logement(APL) doivent être d’augmentées de 20% au regard du retard accumulé depuis des années ».

Cette mesure concernerait plus de 6 millions de familles exclues de la politique gouvernementale ; des familles qui ont incontestablement besoin de cette somme pour retrouver leur pouvoir d’achat perdu.

La CNL demande :
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage
La tenue d’Etats Généraux du logement
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions

LA CNL RENCONTRE MADAME LE MINISTRE DU LOGEMENT ET DE LA VILLE (26/06/2007)

La direction nationale de la Confédération Nationale du Logement, première organisation nationale d’habitants, a rencontré mardi 26 juin Madame Christine Boutin. La CNL, au cours de cette rencontre, a alerté le ministre du logement et de la ville sur la crise du logement que subissent de plein fouet les habitants de notre pays et lui ont proposé des mesures d’urgence.

Face à une crise du logement qui s’amplifie chaque jour, la Confédération Nationale du Logement a souhaité alerter le ministre et lui faire part de ses propositions.
« En premier lieu, nous avons souhaité aborder la question des loyers. Ils sont de plus en plus chers et donc de plus en plus insupportables pour le pouvoir d’achat des familles. Dans le cas du secteur HLM, les loyers auront augmenté de 2.5% cette année sans compter les charges locatives. Nous demandons donc des mesures d’urgence notamment un blocage des loyers et la revalorisation des aides au logement » explique Jean-Pierre GIACOMO, Président de la Confédération Nationale du Logement.

La CNL persiste dans ses demandes considérant qu’il est nécessaire d’agir au plus vite sur un ensemble d’éléments pour améliorer la situation du logement en France : un correctif budgétaire qui permettrait une construction massive de logements véritablement sociaux ; la garantie du maintien dans les lieux, une amélioration de la concertation avec les habitants qui passe notamment par la création d’un statut de l’élu social.

Pour finir, la Confédération Nationale du Logement a demandé à Madame le ministre du logement et de la ville d’organiser des Etats Généraux du Logement rassemblant l’ensemble des acteurs du logement afin d’apporter au plus vite des réponses à la crise.

Madame Boutin a fait preuve d’attention à ces propositions. La CNL réitère sa disponibilité pour de futurs dialogues et continuera à intervenir pour la prise en compte de ses demandes.
Sortir de la crise du logement nécessite la mobilisation avec la CNL et les habitants.

La CNL demande :
La tenue d’Etats Généraux du logement
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage

LOGEMENT : PREMIERE MESURE GOUVERNEMENTALE COUTEUSE ET INJUSTE (30/05/2007)

Le 29 mai, au Havre, Nicolas Sarkozy, a précisé ses intentions concernant les futures déductions des intérêts d’emprunts immobiliers. La mesure, a-t-il expliqué en recadrant publiquement ses deux ministres, s’appliquera à tous les emprunts immobiliers en cours. Pour la Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation nationale d’habitants, cette première mesure dans le domaine du logement est scandaleuse car elle ne tient aucun compte de la grave crise dans laquelle se trouve de nombreux habitants et sans-logis de notre pays.

Alors que la crise du logement faisait la une de l’actualité en début d’année à l’occasion du vote sur le droit au logement opposable, le nouveau gouvernement a choisi de mettre en place une mesure coûteuse, qui ne répond pas aux problèmes des plus modestes. « C’est scandaleux que la première mesure du gouvernement ne soit ni pour le droit au logement opposable, ni pour le logement social, ni pour l’augmentation des aides personnelles au logement ou pour tout autre élément qui puisse répondre concrètement à la crise du logement » explique Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL.

Si la Confédération Nationale du Logement n’a jamais été opposée à l’accession à la propriété, elle estime que cette mesure très onéreuse risque de limiter considérablement les autres initiatives en faveur du logement, notamment la construction de logements véritablement sociaux à loyers abordables. « Cette mesure fiscale ne profitera pas à ceux qui en ont le plus besoin. Les primo accédants n’en seront pas les grands bénéficiaires comme le prédisent de nombreux économistes. Cela risque au contraire de leur nuire avec une probable flambée des prix » ajoute Jean-Pierre Giacomo.

Pour la CNL, il serait plus cohérent d’optimiser, dans un premier temps, le prêt à taux zéro, pour permettre aux primo accédants qui ont des revenus modestes de pouvoir devenir propriétaires, plutôt que d’aider financièrement des ménages aux revenus importants.
« Ce cadeau fiscal promis par Nicolas Sarkozy sera sans aucun doute socialement inefficace, coûteux pour les finances publiques et injuste » conclut Jean-Pierre Giacomo.

La CNL demande :
La tenue d’Etats Généraux du logement
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La construction de 900 000 logements sociaux dans les 5 prochaines années
Le gel des loyers et l’arrêt des expulsions
La revalorisation de 20% des aides au logement au titre du rattrapage

BANALISATION DU LIVRET A : LE LOGEMENT SOCIAL EN DANGER (10/05/2007)

La Commission européenne a donné son avis sur la plainte formulée par des banques en juin 2006 concernant le monopole de la distribution du Livret A et du Livret Bleu. Elle demande la banalisation de ces épargnes financières. Pour la Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation de locataires du parc social, cette décision lourde de conséquences ne tient pas compte des risques induits.

Tandis que sa décision était prise depuis un long moment, la Commission européenne vient de rendre public son avis sur le dossier du livret A, quatre jours seulement après l’élection du nouveau Président de la République.

Pour la Confédération Nationale du Logement, la décision de la Commission Européenne, empreinte de libéralisme, porte un coup bas au financement du logement social. Le risque principal de cette mesure étant une baisse de la collecte.
« En cas de banalisation, les banques telles que le Crédit Agricole, ING Direct… utiliseront le Livret A comme produit d’appel. Mais, une fois les nouveaux clients conquis, les banques leur conseilleront de placer leur argent sur des comptes plus rémunérateurs » explique Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL.

La loi sur le Droit au logement opposable, récemment votée, prévoit une forte augmentation de la construction de logements sociaux dans les cinq prochaines années. Dans ce contexte, la question du financement de ces nouvelles habitations est majeure.
« Si la collecte diminue de manière significative, les fonds nécessaire à la construction des futurs logements sociaux - dont notre pays à besoin pour résoudre la crise - ne seront pas assurés. L’Etat doit apporter des garanties pour un financement pérenne des futures HLM » conclut Jean-Pierre Giacomo.

La CNL demande :
La sauvegarde du Livret A
La construction de 900 000 logements dans les 5 prochaines années
La création d’un Service public du logement et de l’habitat
La tenue d’Etats Généraux du logement

LA CNL INTERPELLE LES POLITIQUES SUR L'ENJEU DU LOGEMENT (27/03/2007)