« Clause de revoyure » : l’USH capitule sur le dos des locataires !

En approuvant les termes de la conclusion de la « clause de revoyure », l’USH a une nouvelle fois négocié avec le gouvernement sans prendre la peine de consulter les locataires ; ce sont pourtant eux les premiers impactés par les conséquences de la réduction de loyer de solidarité (RLS).

S’obstinant à accompagner la déstabilisation du modèle HLM, l’USH continue de négocier avec le gouvernement ; et comme lors de la signature du protocole d’accompagnement Etat-Mouvement HLM 2018-2021, en avril dernier, l’Union n’a pas jugé utile de consulter les locataires. Aucune concertation n’a eu lieu avec les associations de défense des habitants. Les dirigeants de l’USH devaient sûrement se douter que les représentants des locataires ne laisseraient pas passer cette énième trahison…

Car si l’USH se contente des quelques miettes accordées par le gouvernement pour apaiser les colères actuelles, la CNL a, elle, plus d’ambition pour les conditions de vie et d’habitat des habitants de ce pays. Alors que la CNL réclamait le retrait pur et simple de la mesure de réduction de loyer de solidarité, l’USH a finalement accepté les termes de la « clause de revoyure » proposant de revoir chaque année les ponctions financières opérées sur les organismes de logement social. A quel prix pour les locataires ? La CNL craint une dégradation du patrimoine, une augmentation des loyers ou encore une baisse des APL.

Plus de doute : entre les locataires et le gouvernement, l’USH a fait son choix ! Sortie première des récentes élections des représentants des locataires en décembre 2018, la CNL ne manquera pas d’en informer les locataires et d’intervenir dans les conseils d’administration des bailleurs sociaux pour les interpeller !

 

 

 

 

Clause de revoyure : clause signée entre l’Etat et l’USH visant à adoucir les ponctions financières opérées sur les organismes de logement social.